7. Ouvrir à d’autres perspectives que l’entreprise

Nos revendications

  • Ouvrir les critères de validation du stage de fin d’étude pour permettre aux étudiant·e·s en ingénierie de faire leur stage également en association ou au sein de la fonction publique, ce qui est à l’heure actuelle interdit dans certaines écoles.
  • Sortir de l’injonction à l’entrepreneuriat de soi qui s’impose en école et qui axe le parcours de l’étudiant·e sur la construction de son projet professionnel orientant tous ses choix dans l’unique objectif d’optimiser son CV. Face à une conception de l’ESR purement orientée vers la rentabilisation des études sur le marché du travail, réaffirmer la dimension émancipatrice de l’ESR comme un pilier de la société.
  • Préserver le diplôme comme principal vecteur de la qualification des étudiant·e·s pour se prémunir de l’éclatement en liste de compétences.

Les réponses

Solidaires Étudiant·e·s thumb-up-button_icon-icons.com_72516 : « Alors que les dynamiques actuelles sont à la valorisation de l’entreprise et de l’entrepreneuriat, tant parmi les étudiant·e·s que dans la recherche (avec la multiplication des appels à projets et des partenariats public-privés), l’« excellence » est basée, dans le cas des formations, sur l’insertion professionnelle des étudiant·e·s. L’horizon indépassable ne peut être le seul secteur privé. Or certaines formations d’ingénieur·e·s continuent à refuser que des stages obligatoires soient menées dans le secteur public ou associatif, comme le souligne ISF.»

UNEF thumb-up-button_icon-icons.com_72516 : « Il est bien sûr important pour nous que les stages soient permis dans l’ensemble des domaines selon le choix de l’étudiant-e en fonction de son parcours professionnel ou même de ses intérêts. En effet, il demeure à notre sens primordial de ne pas borner l’université à une usine à diplômes en oubliant son rôle premier d’émancipation. C’est pourquoi, pour nous, il est nécessaire de maintenir un esprit critique dans les enseignements et la mise en place effective dans l’ensemble des écoles de l’année de césure qui permet aux jeunes de pouvoir réaliser des projets professionnels, associatifs, etc.. C’est aussi pour cela que nous défendons une université indépendante des entreprises dans la prise de décision. Enfin, c’est pourquoi nous défendons un diplôme émancipateur qui n’est pas un CV ou une liste de compétences acquises par l’étudiant-e mais bien l’attestation de l’acquisition de qualifications actant une manière d’apprendre, une manière de faire et un certain nombre d’acquis comme le travail en groupe, etc.
La volonté politique de ces dernières années de faire des universités une entreprise économique est en totale opposition avec notre vision de cette dernière et c’est pourquoi il est important pour nous de reposer le rôle phare de l’université encore plus dans la période de former des esprits critiques et de permettre l’émancipation d’une génération.»

FAGE neutral : « Notre vision de l’ESR comme un espace d’émancipation et de développement personnel veut que l’étudiant.e puisse développer et valoriser dans son cursus les compétences qu’il développe, qu’elles soient disciplinaires ou transversales, apprises dans le cursus même ou par leur engagement associatif, électif, citoyen. Chaque étudiant.e peut ainsi individualiser son parcours, non pour optimiser son CV mais pour que son diplôme reflète vraiment les compétences acquises au cours de sa formation. Cette individualisation de la formation par l’approche par compétences permet à l’étudiant.e de mieux choisir sa voie professionnelle, y compris dans des structures associatives ou coopératives. C’est également la possibilité de reconnaître les engagements en valorisant les compétences développées au cours de ceux-ci par une certification ou un diplôme. Ainsi, on permet à l’enseignement supérieur de promouvoir le développement personnel en valorisant l’engagement au service de la société.

Parole étudiante  thumb-down : « L’orientation et l’accompagnement des étudiant.e.s pendant leurs études est une priorité. La création d’un projet professionnel visant à l’épanouissement des étudiant.e.s doit prévaloir sur l’insertion professionnelle ou les statistiques de salaire des jeunes diplômé.e.s. Il est urgent de mettre en place des dispositifs visant à aider les étudiant.e.s à créer leur propre projet de vie. Pour cela, la mise en place de mentorat en partenariat avec les associations des ancien.ne.s élèves serait une grande aide. En effet, les alumni sont une source d’information et d’accompagnement importante. Ils ont un recul que nous, étudiant.e.s, n’avons pas toujours et peuvent donc nous accompagner et conseiller dans nos choix. Ce mentorat doit bien entendu être mis en place sur la base du volontariat des deux parties. Enfin, l’accès à des professionnel.le.s de l’orientation doit également se développer. Si l’expertise de personnes en poste d’ingénieur est importante, celle de conseillers.ères d’orientation ne l’est pas moins : les permanences devront donc se développer dans les écoles.

L’approche par compétence est aujourd’hui une clé pour éviter l’uniformisation des diplômes et donner le choix aux élèves ingénieur.e.s de leur parcours. En effet, c’est via le développement massif de la vision par compétences que les élèves ingénieur.e.s seront en mesure d’acquérir une vision transversale, systémique et contextuelle des connaissances et des savoirs transmis pendant leur formation. Il est donc nécessaire que les écoles d’ingénieur.e.s agissent à tous les niveaux : de l’organisation des parcours aux contenu des enseignements en passant par l’évaluation des acquis. L’approche par compétence pourra également permettre de valoriser davantage les expériences et les acquis extra-scolaires des étudiant.e.s (activités de représentation, associatives, participation à des challenges, projets personnels, etc.). Ils. elles pourront également choisir leurs unités d’enseignement à la carte, sur une base commune, au regard de leur projet personnel et de leur épanouissement. Ainsi, les écoles d’ingénieur.e.s pourront favoriser et créer la diversité des jeunes diplômé.e.s. »

UNI (profession de foithumb-down : « L’UNI a porté et continuera de porter le combat pour la professionnalisation des études contre ceux qui pensaient que l’insertion professionnelle ne devait pas être au cœur de nos diplômes. » « Redonner de la liberté aux établissements pour l’instauration de leurs maquettes de cours. Ainsi, chaque université peut se spécialiser et insister sur ses points forts, sans que cela ne remette en cause le caractère national du diplôme, auquel nous sommes attachés. il faut une augmentation de l’adaptabilité au monde du travail. En effet, si tous les diplômes sont les mêmes, certaines spécificités du monde du travail sont oubliées. »

Légende

Nous avons indiqué devant chaque citation si elle nous paraissait être en accord avec nos revendications (thumb-up-button_icon-icons.com_72516), en désaccord (thumb-down), si elle n’allait pas assez loin selon nous (neutral) ou si les informations dont nous disposions ne nous permettaient pas de connaître la position de l’organisation sur la question (?).

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